L’amour en apesanteur

L’amour en apesanteur

La journée avait été plutôt bien remplie. Entre les divers dossiers non classés qui traînaient sur une table alignée au mur, et les nouveaux permis de construire à évaluer avant de pouvoir en toucher un mot aux clients, ils n’avaient pas chômé tous les deux.

Et tandis qu’il s’octroyait une nouvelle cigarette, elle leur servit une tournée de citronnade des plus fraîches. Il était maintenant plus de dix-huit heures en ce vendredi du mois de juin, et tout le personnel avait fui les bureaux une demi-heure plus tôt, en se souhaitant bon week-end avec empressement. Ne restait plus qu’eux donc en ce chaud début de soirée, et ils s’affairèrent sur quelques dossiers encore pendant deux heures, dans ce bureau climatisé.

Lui, c’était le chef architecte de ce cabinet nouvellement réputé, et elle, en plus d’être sa compagne depuis quelques mois, était son assistante sur tout ce qui touchait aux schémas et croquis des divers plans qu’ils réalisaient ensemble. Elle s’était fait embaucher dans ce cabinet d’architecture un peu avant Noël, grâce à ses talents et ses nombreux diplômes en dessins industriels.

Et ça l’avait tout de suite fait entre eux, professionnellement d’abord, puis sentimentalement, car très vite leur relation prit un tournant à caractère amoureux. Ainsi, ces deux tourtereaux trentenaires, et tous deux fraîchement célibataires, allaient partager non seulement leurs journées ensemble, à élaborer de nouveaux plans révolutionnaires, mais aussi leurs longues nuits, où ils pourraient donner libre cours à leurs instincts et pulsations d’ordre sexuels éprouvés l’un pour l’autre.

Aux alentours de 20 h 45, il bâilla en se frottant les yeux, après avoir laissé glisser un des plans sur lequel ils travaillaient sur ses genoux. Assise en face de lui, derrière l’imposant bureau où se braquait un luminaire à la lumière des plus accrue, elle étira longuement ses deux bras derrière son cou, et lui proposa d’arrêter là pour aujourd’hui. Ils avaient pris du retard ces dernières semaines certes, mais il y avait des limites à ne pas dépasser si l’on souhaitait rester en bonne santé. Il acquiesça, et se dit qu’après tout, ils pouvaient tout à fait revenir le lendemain pour finir de clôturer ces dossiers.

Après avoir rangé un minimum leurs nombreux dossiers pour laisser place nette aux femmes de ménage, ils éteignirent les lumières, et fermèrent la porte d’entrée à double tour. Puis ils empruntèrent le large couloir entièrement vitré sur l’extérieur qui menait aux ascenseurs. Bien entendu, vu l’heure tardive pour cette tour exclusivement remplie de cabinets, bureaux et autres salles de réunions, ils ne croisèrent personne.
L’ascenseur ne mit pas bien longtemps pour arriver, et une fois sa large porte ouverte devant eux, ils s’introduisirent à l’intérieur. Là, du bout de son doigt droit, l’architecte pressa un bouton qui les mènerait jusqu’au parking du sous-sol.

Une fois à l’intérieur, tandis que la jeune femme se repoudrait tranquillement les joues, l’homme la regarda faire avec un sourire. Et alors que l’ascenseur commençait sa longue descente de plus de 40 étages, l’architecte eut soudain une érection en matant de plus près les jambes élancées de sa compagne qui se tenait debout sur de hauts escarpins en cuir d’un rouge écarlate. Il s’approcha d’elle, et se plaça dans son dos pour mieux lui embrasser le cou, tout en lui caressant les fesses sous sa jupe en dentelle. Soudain, tout en continuant de lui peloter son fessier, une folle idée lui vint en tête : il voulait lui faire l’amour, là, tout de suite, à cet instant présent et dans cet ascenseur !

Il se retourna furtivement vers le panneau doré où s’accumulaient la multitude de boutons permettant de se déplacer, et d’un geste sec, appuya sur celui où était inscrit « arrêt ». Et effectivement, tout en douceur, mais sans traîner, l’ascenseur se stoppa net. Et alors que la jeune femme se retourna légèrement apeurée, elle comprit en voyant le sourire enjoué de son compagnon, ce qui était en train de se passer. Il s’approcha d’elle et la prit par la taille, et alors après la surprise, elle se laissa faire avec amusement, et il l’embrassa goulument. Leurs langues se mélangèrent dans un tourbillon qui lui fila le vertige, alors qu’elle laissait glisser sa main le long de sa verge surgonflée dans son pantalon.

Alors il prit les devants, et sans plus tarder il fit glisser son petit chemisier à terre, dégrafa son soutien-gorge d’un geste sec, pour apprécier sa ferme poitrine dans le creux de ses mains. Il se pencha légèrement, et lui embrassa le bout de ses tétons à présent durcis. Prise de plaisir, elle se mit à faire glisser sa braguette, et fit sortir sa verge à présent violacée tellement elle était chargée de sang. Puis il la fit se retourner, et écarter ses jambes debout contre la paroi du fond de l’ascenseur, où trônait un énorme miroir qui lui permettait de lorgner sur son visage, tandis qu’il abaissait à présent sa petite culotte en lin noir. Puis, complètement excité par la situation, il prit son pénis dans sa main droite et l’enfourcha en levrette, d’un coup dans le vagin humide de sa compagne, qui se cambra en laissant sortir un petit cri qui mélangeait le plaisir et la douleur ressentis.

S’ensuit alors un long va-et-vient qui fit trembler l’ascenseur, et qui les fit se déstabiliser quelque peu. La jeune femme posa ses deux paumes à même le miroir, tandis que l’architecte n’en finissait plus d’entrer et sortir son puissant pénis de sa chatte à présent resserrée du fait de la position debout. Il la vit se mordiller la lèvre inférieure dans le miroir, certainement prise d’assaut par le plaisir, et à cet instant précis, et dans un râle à peine étouffé, il se mit à jouir en elle, en lui caressant les fesses du bout de ses doigts tremblants, le cœur prêt à exploser.

Quelques minutes plus tard, la porte de l’ascenseur s’ouvrit au sous-sol, laissant le couple à peine rhabillé et remis de leurs émotions, sortir. Et alors que l’agent de service s’excusait pour la panne et leur demanda si tout allait bien, le couple enlacé dans les bras l’un de l’autre lui fit un signe de la main, avant de s’éloigner vers les nombreux véhicules du parking, sous son regard ahuri.

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