Derrière la porte close…

Derrière la porte close…

Il faisait si chaud en cette après-midi du mois d’août qu’on se serait cru dans un four. J’étais allongé tout nu sur le lit, et malgré le ronflement cadencé des pales du ventilateur, le drap-housse collait contre mon dos en sueur. Le soleil frappait de tout son poids contre les pauvres persiennes bien trop fines pour pouvoir le supporter, si bien que quelques rayons passaient au travers et venaient s’incruster en de drôles de formes brillantes et psychédéliques sur mon mur. Je les observais, et mon imagination les transformait en têtes d’animaux bariolées dérivant telles des volutes de fumée grise.

Il n’y avait pas grand-chose d’autre à faire que d’essayer de siester, en attendant que cette fournaise ne s’estompe un peu, et ce scénario se répétait chaque jour à partir de la fin de la matinée jusqu’en milieu d’après-midi, et ce depuis une bonne semaine. Depuis mon arrivée donc. J’étais venu me poser chez ma sœur et mon beau-frère, qui avaient eu la délicatesse de m’inviter à passer du temps dans leur grande maison de campagne héraultaise, suite à la déprime qui m’avait compressé le cœur après mon divorce survenu quelques mois plus tôt. Ainsi, j’étais leur hôte pour quelques jours encore, et j’en profitais pour mieux faire connaissance avec mes deux nièces, âgées respectivement de 17 et 13 ans, que j’avais peu fréquenté toutes ces années, par manque de temps et d’intérêt, je dois l’avouer. Et si aujourd’hui, elles me parlaient toutes deux comme si je n’étais qu’un simple ami de la famille, je n’avais qu’à m’en prendre à moi-même, car le l’avais bien cherché…

Celle qui allait bientôt sur sa majorité m’avait fait l’effet d’une bombe. Elle s’appelait Jennifer. J’ai un peu honte à le dire, mais son corps élancé de jeune femme aux longs cheveux aussi blonds que raides m’avait titillé au plus haut point dès que je l’aperçus. C’était terrible, car je me sentais quelque peu mal à l’aise en sa présence, m’obligeant à détourner les yeux de temps à autre, d’autant plus qu’avec cette suffocante chaleur, elle se baladait régulièrement les jambes et le dos nus, avec un naturel flamboyant. Lors des divers repas partagés en famille, j’échangeais surtout avec sa cadette qui possédait un sens de l’humour très développé pour son âge. Et toute la famille partait souvent dans un fou rire des plus gras suite à une de ses interventions, dont elle seule avait le secret. Cela me faisait le plus grand bien, car je m’aperçus soudain que je n’avais pas ri de la sorte depuis des mois.

Jennifer avait un petit ami légèrement plus âgé qu’elle. Il passait régulièrement la récupérer pour sortir le soir, dans la bagnole que ses parents avaient eu l’extrême gentillesse de lui offrir en bonus de son permis, peu après qu’il ait eu 18 ans. De temps en temps, il trainait dans la baraque avec nous tous, et participait même à quelques repas du midi. Ce fut le cas ce jour-là, et après nous être avalé plusieurs melons bien juteux, accompagnés d’une salade composée, tout le monde partit se mettre à l’abri du soleil pour une paire d’heures.

J’étais donc allongé sur le dos, la sueur me dégoulinant sur tout le corps et l’esprit peu enclin à de lourdes réflexions, quand mon attention fût détournée par un léger bruit. Comme un animal qui couinait. Après un court instant de silence, le même bruit reprit. Je me relevais alors sur mes deux coudes, et penchais l’oreille sur le côté. Pas de doutes quant à ce gémissement. Par contre, il ne provenait aucunement d’un animal ou de ces insectes bizarroïdes, non, il sortait directement de la gorge enflammée de ma nièce, dont la chambre à coucher jouxtait la mienne. D’un coup, je n’eus plus de doutes, à l’entendre gémir de la sorte, elle devait certainement prendre grand plaisir en faisant l’amour avec son homme… J’en étais tout retourné, et me surpris à frissonner. La sueur qui envahissait tous les pores de mon corps se mit à se glacer, et je dus pâlir dans la pénombre.

Tandis que ses gémissements se transformèrent rapidement en râles de plus en plus perceptibles, et que j’entendais aussi les ressorts du matelas en rajouter des tonnes, je me levais péniblement et me rapprochais de la cloison séparant sa chambre de la mienne. Tout en collant mon oreille à même la peinture d’un blanc immaculé, je pouvais véritablement me sentir au beau milieu de leur sieste crapuleuse, et je me surpris à avoir une puissante érection.

J’imaginais ma nièce chevauchant son homme en cambrant son dos, les cheveux lui couvrant presque le haut des fesses et plantant ses ongles peints en violet criard dans la poitrine velue de ce dernier. D’ailleurs, je l’entendis lui aussi râler de plaisir tandis que ma nièce accélérait sûrement la cadence, vu les grincements du pauvre sommier.

Sans m’en rendre compte, j’avais porté ma main droite le long de ma verge en feu, et la caressait de bas en haut avec un plaisir certains. Et plus j’entendais Jennifer miauler telle une chatte en chaleur, plus mon excitation était à son comble, et je redoublais alors la cadence avec laquelle je me branlais, tout en me tenant au mur de la main gauche.

Cela dura encore quelques minutes qui furent intenses, quand tout à coup, alors que je crus qu’ils allaient saboter le sommier pour de bon, je les entendis jouir communément. C’est sous un râle de jouissance à fort volume qu’ils explosèrent leur joie amoureuse avant de partir tous deux dans un fou rire communicatif. Je choisis moi aussi cet instant précieux pour décharger ma semence dans une jouissance des plus profondes, et j’éjaculais à même le sol en plusieurs jets d’une puissance incroyable, tout en visualisant le visage de ma nièce en fermant doucement les yeux.

Ce fut tellement intense que je dus me rallonger quelques dizaines de minutes, mon cœur battant la chamade, et mon esprit se remettant petit à petit de ses émotions. Quelques secondes plus tard, un silence pesant s’installa et je crois bien que tout le monde dut s’endormir, las et repu par tant d’activités.

Quand je les revis tous deux en fin d’après-midi, je leur demandais juste si je n’avais pas trop ronflé durant cette heure de sieste, et ils me répondirent tous deux par la négative, leurs visages rougis par la surprise de ma question et un reste de plaisir partagé.

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